Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont revendiqué une nouvelle attaque contre l'aéroport de Riyad, la capitale saoudienne. De fortes explosions ont été entendues lundi soir. La coalition dirigée par l'Arabie saoudite affirme avoir intercepté un missile balistique. Les vols restent suspendus, sans date de reprise. Ces frappes font suite à une attaque samedi qui a fait treize morts, selon la presse, la plus meurtrière dans le royaume depuis dix ans. Donald Trump juge que « ce qu'il s'est passé en Arabie saoudite n'est pas acceptable ».
Le Royaume-Uni accuse l'Iran d'être derrière un incident survenu fin septembre près de la base de la Royal Air Force de Fairford, dans le sud de l'Angleterre, base utilisée par l'armée américaine. Cinq Britanniques avaient été arrêtés, soupçonnés de terrorisme. Les enquêteurs n'ont pas trouvé d'explosifs, mais des carburants. Le Premier ministre Andy Burnham affirme que l'opération est « presque certainement » dirigée par les Gardiens de la révolution iraniens, l'IRGC. Londres sanctionne deux personnes et convoque l'ambassadeur. Téhéran rejette catégoriquement ces accusations. Vingt-neuf pays dénoncent les violences attribuées à l'Iran.
Donald Trump et Vladimir Poutine ont conclu un accord qui permet à la Russie d'exporter du diesel vers les États-Unis, au risque de contourner les sanctions contre Moscou, selon France 24. Le président américain annonce aussi une trêve sur les infrastructures énergétiques, sans avoir consulté Kiev. Le Kremlin refuse de confirmer qu'elle est en vigueur, et les frappes russes continuent. Libération estime que Vladimir Poutine en sort gagnant.
Dans le nord d'Israël, près de la frontière libanaise, une munition non explosée a détoné lundi pendant une sortie de randonnée scolaire. Un adolescent est mort et une vingtaine de personnes ont été blessées, selon la police et les secouristes. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a confirmé le décès d'un lycéen et annoncé une enquête. Huit blessés sont dans un état sérieux ou modéré, selon le Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.
Le pape Léon XIV, 71 ans, doit être opéré mardi à Rome pour retirer un petit nodule au poumon gauche, a annoncé le Vatican. Il a lui-même expliqué dimanche que la masse était « bien circonscrite » et repérée tôt. On ignore encore si elle est maligne. Une semaine de convalescence est prévue, et ses audiences sont annulées jusqu'au 20 octobre. Le pape affirme vouloir maintenir son voyage en Amérique latine, prévu du 6 au 17 novembre.
Le prix Nobel d'économie revient à Robert Hall et Michael Woodford, deux économistes américains. L'Académie royale des sciences de Suède salue leurs « nouveaux modèles macroéconomiques », désormais utilisés par les banques centrales et les ministères des Finances. Ces travaux ont été « extrêmement utiles » pendant la pandémie et les crises énergétiques. Michael Woodford se dit « ravi » et souligne le rôle des anticipations des marchés. L'an dernier, le prix était allé au Français Philippe Aghion.
À New York, Oscar Belgal, 28 ans, a été touché au cou lors d'une opération de l'ICE, l'agence fédérale de contrôle de l'immigration et des douanes, jeudi 8 octobre, à Marble Hill. Il était dans sa voiture avec son fils de cinq ans, qui n'a pas été blessé. Le maire, Zohran Mamdani, affirme que la scène ressemblait à celle d'un tireur de masse, et réclame la fin des opérations de l'ICE dans la ville. Il a ordonné une revue de l'usage de la force par la police, une première depuis dix ans.
À New Delhi, des milliers de partisans de l'opposition ont marché jusqu'à la Cour suprême pour réclamer la démission du chef de la commission électorale, Gyanesh Kumar. Ils dénoncent une révision des listes électorales qui aurait retiré des dizaines de millions de noms, au profit du parti nationaliste BJP du Premier ministre Narendra Modi. La commission et le BJP rejettent ces accusations. Rahul Gandhi, du parti du Congrès, a déposé un recours. Des milliers de manifestants ont été interpellés ce week-end.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham promet un « dialogue sérieux » sur la relation avec l'Union européenne, qu'il juge « pas suffisante » en l'état. Un sommet est prévu à Bruxelles le 20 novembre, pour signer des accords sur l'alimentation, la mobilité des jeunes et le marché des quotas d'émissions. Burnham espère une hausse de dix milliards de livres par an pour l'économie. Il avait affirmé que la Russie avait interféré dans le référendum sur le Brexit, sans fournir de preuve, puis précisé qu'elle n'avait pas changé le résultat.
Lundi, à Varsovie, le général américain Alexus Grynkewich a présenté sa « théorie de la victoire ». Il est le commandant suprême des forces alliées en Europe, au sein de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, l'OTAN. Pourquoi ce discours maintenant ? L'inquiétude monte à l'est du continent. Les attaques hybrides de la Russie se multiplient, tout comme ses menaces verbales contre l'Occident, alors que la guerre en Ukraine approche de sa cinquième année. Le général a d'abord souligné qu'aucun conflit n'est imminent. Il a ensuite plaidé pour que les alliés fixent des lignes rouges face aux manœuvres de Moscou en Europe. Dans sa version publique, la stratégie tient en quelques phrases : riposter, fixer des limites, refuser l'escalade. Les détails, eux, restent classifiés. Il a assuré qu'il est impossible que l'Alliance soit attaquée par surprise. Le choix de Varsovie est symbolique. Selon Le Figaro, la Pologne a porté son budget de défense à 4,8 % de sa richesse nationale, en suivant les demandes de Donald Trump. Les conséquences sont d'abord politiques : rassurer les capitales de l'est de l'Europe. Selon France 24, le message est clair pour Moscou : l'Alliance reste mobilisée et se tient prête à défendre son territoire. Mais les limites sont nettes. Le général ne dit rien des moyens ni du calendrier, et ses éléments opérationnels restent secrets. Sans chiffres ni échéances, il est difficile de mesurer la capacité réelle de l'Alliance à tenir face à une attaque.
À Aubagne, un élève de 14 ans a ouvert le feu avec un fusil de chasse dans son collège, lundi. Le principal et une enseignante ont été blessés par balle, selon le préfet. Le suspect a été désarmé, et ses parents placés en garde à vue. Le parquet de Marseille enquête pour tentatives d'assassinat. Le mobile reste à établir.
Des centaines de supermarchés français ont été touchés par une cyberattaque. Des pirates ont pris le contrôle des logiciels qui règlent la température des frigos, et certains ont atteint 50 degrés. Coopérative U, Intermarché et Carrefour sont concernés, avec des denrées jetées. Le Premier ministre a demandé à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, l'ANSSI, d'enquêter.
Sébastien Lecornu annonce une baisse du gazole à la pompe, de 12 à 18 centimes par litre, dès le 1er novembre. L'État vend dix millions de barils issus de ses stocks stratégiques, à prix coûtant, jusqu'à fin janvier. Le gouvernement parle d'environ dix euros d'économies à chaque plein. Le gazole non routier, utilisé par les agriculteurs, est aussi concerné.
Raphaël Glucksmann remporte la primaire de la gauche dès le premier tour, avec 66 % des voix, dimanche. Il refuse toute alliance avec La France insoumise. Selon la journaliste de France 24 Flore Simon, le plus dur commence : rassembler une gauche divisée.
La mobilisation lycéenne continue, avec des blocages et une nouvelle journée mardi. Le ministère note un recul des fermetures, mais une intensification des violences, notamment à Créteil, Bordeaux et Lyon. Au moins huit personnels ont été blessés. Le ministre Édouard Geffray recevra jeudi les organisations lycéennes, qui jugent les réponses insuffisantes.
Depuis jeudi 8 octobre, des drones ukrainiens ont attaqué trois centres de données de Yandex, souvent présenté comme le « Google russe », selon la presse. Ces datacenters, qui hébergent les serveurs, ont été touchés à Sasovo, à Kalouga et à Vladimir. Le moteur de recherche, la cartographie et le paiement en ligne ont été perturbés. Yandex dit qu'aucune personne n'a été blessée et que les données financières des utilisateurs sont en sécurité. Plusieurs services de cloud, dont son intelligence artificielle (IA), restent indisponibles. Impossible pour l'instant de mesurer l'effet sur les robots de propagande russes.
Lors du sommet OCP, l'Open Compute Project, consacré aux infrastructures des datacenters, AMD a présenté ses baies Helion, destinées aux agents d'IA. Les caractéristiques techniques et les dates de livraison ne sont pas encore connues.
Le prochain vol du Starship, la fusée géante de SpaceX, pourrait avoir lieu entre le 7 et le 21 novembre, selon les estimations d'Elon Musk. Cette fois, l'entreprise veut rattraper les deux étages avec les bras de sa tour de lancement. Musk parle d'une première pour une fusée de classe orbitale. Mais ses calendriers ont souvent été repoussés. Le vol précédent, le 28 septembre, a placé le Starship en orbite pour la première fois, avec 26 satellites Starlink, mais un moteur s'est coupé trop tôt. Selon Musk, le problème serait facile à corriger.
Microsoft annonce la troisième génération de sa puce d'IA maison, Maia 300. Elle doit devenir le système principal pour ses services d'IA à partir de 2027. Selon Scott Guthrie, responsable du cloud de Microsoft, elle offrirait 40 % de jetons de texte générés en plus par mégawatt qu'un système fondé sur des processeurs graphiques. Microsoft veut ainsi moins dépendre de Nvidia et d'AMD. Ces chiffres sont ceux de l'entreprise.
En Europe, Tesla ne parle plus de FSD, pour « Full Self-Driving », mais de « Tesla Conduite Assistée ». Le changement a été obtenu par le ministre allemand des Transports, Steffen Bilger, qui juge l'ancien nom trompeur. Le système reste une aide à la conduite : le conducteur doit rester attentif et responsable. Les autorités ont accepté un dépassement de la limite de vitesse « dans la limite de 10 % au maximum ». Un vote européen pourrait avoir lieu d'ici la fin de l'année, selon Reuters.